La Syrie, entre mythe et réalité

in #fr3 years ago (edited)

Bonjour les Ami(e)s

Comme je l’ai mentionné dans ma présentation, un de mes hobbies est de suivre et décrypter l’actualité. Surtout l'actualité internationale. Je m’intéresse depuis quelques années au conflit Syrien. Bien que je ne sois pas spécialiste dans le domaine de la géopolitique, ni spécialiste du Proche-Orient, j’aimerais vous apporter ma lecture de cette affaire.

J’ai publié Samedi dernier un rapide article sur la décision de la coalition Etat-Unis, Royaume-Unis, France de frapper la Syrie. Les médias masse ayant bien aidé à créer le consentement de la population pour mener cette intervention “punitive” en dehors de tout cadre légal. Ça me laisse sans voix.

J’aimerais introduire cet article par la fabrication du consentement. Cependant détailler ici ce thème rendrait l’article beaucoup trop long. C’est pourquoi je vous invite à vous référer aux diverses interventions de Noam Chomsky qui en parallèle de sa brillante carrière de scientifique a publié plusieurs ouvrages sur la politique étrangère des États-Unis, et le fonctionnement des médias de masse. Il existe un documentaire en deux parties autour de Noam Chomsky et le thème de la fabrication du consentement disponible ici et ici. Il y a aussi les travaux de Michel Collon sur les différentes interventions de l’OTAN et sur la propagande de guerre.

Afin de prendre la température médiatique sur le conflit Syrien, je vous invite également à lire cette très bonne analyse publiée par Les Crises concernant l’éditorial du journal Le Monde du 10 Avril dernier.

Pour ma part, je vais tâcher de faire une synthèse de ces dernières années de conflit et essayer d’esquisser le contexte et les enjeux actuels.

Pour comprendre un conflit il est intéressant de suivre les pipelines

La guerre en Syrie est souvent résumée comme l’embrasement des contestations sociales durant les printemps arabes ayant eu lieu au proche et au moyen-orient à partir de décembre 2010. Le conflit Syrien actuel serait donc dû à une forte répression du gouvernement Syrien sur son peuple. Pourtant l’histoire est moins simple qu’il n’y paraît.

La situation géographique de la Syrie la rend incontournable dans le Proche-Orient. Elle a un excès direct sur la Méditerranée, elle est une voie de passage pour aller sur le continent européen, elle dispose d’une proximité avec la mer noire et la mer Caspienne, ainsi que le golfe. La Syrie est un pays central de la péninsule arabique.

geographie_syrie.jpg

Source

Fort de cette position géographique, le président du parti Baas Barchar el Assad a depuis 2002 participé au projet de gazoduc passant sur le territoire Syrien. Notamment le gazoduc arabe dont le pays exportateur est l’Égypte.

À partir de 2009 il multiplie les visites diplomatiques en vue de conquérir de nouveau contrat. Le Qatar, et l’Iran dispose du North Dome ou South Pars selon la position géographique du pays dont on parle. La plus grande réserve de gaz connu au monde actuellement.

Deux projets de gazoduc sont alors proposé à Bachar el-Assad. Le gazoduc Qatar-Turquie dont le trajet passe par l’Arabie Saoudite, la Jordanie, la Syrie pour rejoindre le gazoduc Nabucco en Turquie et alimenter le marché européen. Ou le gazoduc Iranien, qui lui passe par l’Irak pour rejoindre la Syrie en vue d’une exportation maritime.

Bachar el Assad est bien conscient que s'il choisit le gazoduc Qatar-Turquie, il bénificira de royalties. En revanche s'il décide d’exporter le gaz Iranien par son port, il a plus de chances de favoriser le développement économique de son pays. C’est ainsi qu’il décide en juillet 2011 de signer avec l’Iran le projet du «gazoduc de l’amitié».

Cet accord vient renforcer le leadership Iranien dans la région et renforce l’alliance Iran Irak Syrie. Il est important de souligner que les relations entre l’Iran et les États-Unis se sont dégradé depuis la chute du Shah en 1979. Ceci explique pourquoi les États-Unis soutenait le projet du gazoduc Qatar-Turquie en vue de concurrencer le monopole Russe sur le continent Européen.

Chiite vs Sunnite

Historiquement l’Islam est né dans la péninsule Arabique au VIIe siècle. À la mort du prophète Mahomet l'Islam se divise en deux branches pour savoir comment seront gérés la communauté des croyants et le territoire. Les chiites souhaitent une succession familiale avec Ali, gendre et cousin de Mahomet. Les sunnites nomment Abou Bakr As-Siddiq fidèle ami de Mahomet comme premier calife et successeur du prophète.

Le clivage s’est cristallisé dans l’histoire donnant lieu à des tensions et des conflits au fil des siècles. Au 16ème siècle l’Empire perse qui est chiite, fait face à l’Empire ottoman, et l’Empire mamelouk qui sont sunnite.

Islam_par_pays.png

Source

Actuellement les chiites (en violet) représentent environ 10% des musulmans tandis que les sunnites (en vert) représentent 90% de la population musulmane. 1 chiite sur 3 est présent en Iran. L’Irak est également un pays à majorité chiite. Cependant il existe des minorités chiites au Yémen, en Syrie, ou encore en Turquie.

Le clivage religieux catalyseur d'alliance

Au cours du 20ème siècle de grand mouvement chamboule l’ordre politique, économique et militaire dans la région.

En 1979 la révolution islamique d’Iran fait tomber le régime autoritaire du Shah Mohammad Reza Pahlavi grand allié des États-Unis. Il est remplacé par l’ayatollah Khomeyni qui fonde la constitution, de la République islamique d'Iran soumise au vote de la législature nouvellement élue. Khomeiny influence la population à manifester contre les États-Unis et Israël qu’il appelle le grand Satan et les ennemies de la révolution. Cette révolution apporte un sentiment d’exaltation aux minorités chiites présentes dans les différents pays.

Saddam Hussein président sunnite de l’Irak, entre en guerre l’année suivante contre l’Iran, pour empêcher la contagion de la révolution Iranienne. Il est soutenu par les pétromonarchies du golfe, qui se sentent menacées par ce mouvement révolutionnaire. Les États-Unis, vont également soutenir le président Irakien. Fait anecdotique, l’Irak utilisera à de nobmreuses reprises des armes chimiques et des armes biologiques sur l’armée et les civils Iraniens accusant l’Iran d’être à l’initiative de cette attaque. La thèse est défendue par le gouvernement américain.

Dans les années 1980, Washington a fourni des renseignements à Bagdad sur des préparatifs d'offensives iraniennes sachant pertinemment que l'Irak y répondrait par des attaques chimiques (Le Figaro)

De son côté l’Iran est soutenu par la Syrie dont le président Hafez el-Assad est alaouïte et donc proche des chiites.

Ces différentes alliances se base sur un clivage religieux, mais elles sont également politiques car la Syrie et l’Irak se veulent meneur du monde arabe. Il est intéressant de noter que Hafez el Assad et Saddam Hussein ne partage pas la même doctrine religieuse, cependant ils partagent le même parti politique. Le parti Baas qui se veut socialiste, nationaliste et laïque.

Les printemps Arabes, l’opportunité d’un renversement

Lancés en décembre 2010 en Tunisie suite à l’immolation de Mohammed Bouazizi jeune marchand Tunisien, les printemps arabes vont se propager dans le monde arabo-musulman. Les manifestants revendiquent plus de liberté, ils dénoncent la corruption, le chômage, le coût de la vie. (contestation classique)

En Syrie, les manifestations n’arrivent qu’à partir de mars 2011. Les principaux mouvements se déroulent dans les grandes villes telles que Damas, Homs, Hama, Alep. Pourtant des villes comme Lattaquié 4ème du pays, sont exempts de mouvement protestataire. Pour cause, la diversité ethnique et religieuse du pays fait que Bachar el-Assad est apprécié de certaines minorités telles que les alaouïtes dont il fait partie et garantit ainsi l’intégrité des autres minorités dans un pays majoritairement sunnite (environ 70% de la population). Le pays se compose de Chrétiens, des Juifs de Druzes, de Kurdes, ou de Yézidis.

Rapidement, les contestations sociales se transforment en affrontement idéologique entre le modernisme et l’islamisme. Les pro-Assad défendent le modernisme et la laïcité qui c’était imposé depuis les années 1970 avec le parti Baas. Les anti-Assad souhaitent voir le gouvernement tomber au profit d'une république islamique.

Quelques mois à peine après le début des contestations, le Qatar se déclare ouvertement opposer au régime de Bachar el-Assad. Après la signature en juillet 2011 du “gazoduc de l’amitié”, le Qatar prend en charge, avec la collaboration avec la Turquie, l’Arabie Saoudite, les USA le financement et l’armement de l’opposition.

Il est intéressant également d’entendre les propos de Roland Dumas. Selon lui, cela faisait plus de deux ans que le projet de faire tomber Bacahr el Assad était en préparation au Royaume-Uni.

Quatre années de chaos

Le nombre de faction se réunissant en tant qu’opposition ou an tant que loyaliste au gouvernement syrien est difficilement quantifiable. Cependant des groupes plus ou moins bien organisés réussissent à mener une véritable guérilla au sein des villes Syriennes poussant la population soit à prendre les armes soit a fuire. Parmi les groupes rebelles nous retrouvons :

Je vous laisse consulter la liste si vous le souhaitez.

Ce que j’ai pu noter en regardant un peu plus détails les groupes rebelles c’est que grand nombre d’entre eux souhaite installer un état islamqie. Beaucoup de ces groupes sont proches des frères musulmans. Pour d’autres un peu plus rare ils se revendiquent comme salafistes voulant imposer un califat. Enfin certain sont simplement des groupes terroristes comme l’État islamique ou Jahbat al-Nusra dont Laurent Fabius dira qu'ils font du bon boulot. J’ai également pu voir que beaucoup de ces groupes ont usé de leurs armes et pouvoir dans certains contextes se donnant le droit de demander aux Chrétiens de payer un impôt par exemple.

C’est dans un climat de chaos généralisé que la Syrie va devenir une zone de guerre. Lorsque les factions ne se battent pas contre le gouvernement elles se battent entre elles. Chacun cherchant à s’approprier des localités, souvent défendu par des factions minoritaires qui se retrouvent dissoutes, avant d’être recruté au sein d’un autre groupe pour conquérir de nouvelles positions.

C’est également grace à ce chaos que l’état islamique va faire sont entrés en Syrie. Ayant installé son califat au nord-ouest de l’Irak suite à la triste guerre initié par George Bush, l’État islamique va s’introduire par l’est du territoire Syrien puis avancer progressivement en suivant l'euphrate jusqu’à arriver aux frontières d’Alep au Nord du pays.

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Source

De 2011 à 2015 la Syrie va être victime d’un isolement sur la scène internationale. La communauté internationale était sur le front Irakien pour combattre l’éat islamique. Tandis que les pays du golfe et les pays occidentaux finançaient des groupes rebelles “modéré” pour une guerre de procuration visant à destituer Assad.

La Russie reprend sa place sur la scène internationale

Le gouvernement et la population Syrienne grandement affaibli après 4 ans de guerres civiles, des embargos économiques venant des pays occidentaux et ayant ruiné l’économie du pays, Assad se tourne vers son vieil allié Russe. La Russie commence à bombarder les positions terroristes à partir du 30 Septembre 2015. Dès lors la Russie va jouer un rôle très actif au sein de l’ONU et dans la résolution du conflit Syrien. Le lendemain de sa première intervention la Russie propose une résolution au conseil de sécurité de l’ONU pour créer en collaboration avec le régime Syrien une coalition antiterroriste.

La Russie a plusieurs intérêts dans cette intervention. La première c’est de protéger son accès à Méditerranée située à Tartous. Le second c’est de retrouver une place en tant que puissance incontournable sur la scène internationale. Puis derniers point, c’est consolider ses partenariats avec la Syrie et L’Iran.

Bien que dès le début des interventions Russes les critiques se sont élevé, il est indéniable que la Russie a fait plus en deux ans demi que les Occidentaux et les pays du golfe en quatre ans. Bien sûr l’objectif final n’était pas la même. Mais c’est une victoire incontestable de la Russie qui a réussi à faire le ménage dans l’opposition entre opposition politique et opposition terroriste. La Russie a également repositionné Barchar el-Assad au centre du jeu politique. La guerre civile est terminée. L’armée Syrienne et l’opposition au gouvernement se battent ensemble contre la seule guerre qui soit justifiable celle contre le terrorisme.

Qu’en ai il des prochains mois ?

Il est difficile d’anticiper les prochains évènements car le sujet reste complexe et rien n’est encore joué. Les différentes forces en présence ont chacune leurs agendas et défendent des intérêts divergents. Cependant il est peu probable de voir une réelle amélioration qui apporterait une paix durable en Syrie.

C’est du moins ce que développe un télégram diplomatique datant du 12 janvier 2018 qui a fuité, évoquant les grandes lignes de ce qui devrait ou est déjà arrivé depuis sa parution.

Ce télégram diplomatique évoque le petit groupe américain sur la Syrie regroupant les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, l’Arabie saoudite et la Jordanie. Ce petit groupe privé en dehors de toute institution vise à saper tout processus de résolution politique tout en essayant de faire durer le conflit en Syrie.

Voici quelques extraits de la stratégie occidentale et des pays du golfe en Syrie :

  • Conserver des troupes américaines au nord-est de la Syrie pour empêcher toute influence Iranienne dans le processus politique en Syrie. Au passage cette zone possède des ressources en pétrole.
  • Saboter Sotchi afin d’empêcher les Russes d’avoir une influence dans le processus politique en Syrie. Pas d’étonnement donc quand l’opposition politique à Assad boycott la réunion de Sotchi.
  • Provoquer des conflits de basses intensités notamment entre l’Iran et Israël. Ceci fait partie de l’actualité récente.
    .
    Il est donc compréhensible de voir toute la campagne de diabolisation autour de la Russie et du gouvernement Syrien. Car le TD conclut :

nous devons continuer – ce que nous faisons déjà – à dénoncer l’horrible situation humanitaire ainsi que la complicité Russe dans la campagne de bombardements de cibles civiles

La récente libération de villes Syrienne en images

Voici les quelques images suite aux bombardements Russes sur les cibles civiles :

  • Libération de la Goutha-est ici et ici.
  • Libération d’Alep en 2016 ici et ici.
  • Alep aujourd’hui ici.

Les images parlent d’elles-mêmes, les sourires sont présents sur les visages, les gens chantent à la gloire de Bachar el assad. La vie semble reprendre son cours petit à petit. Nous sommes loin de l’image du dictateur sanguinaire qui bombarde son peuple. Car en réalité ces bombardements ont pour objectif de libérer les différents quartiers du joug des terroristes.

Alors oui, il y a des victimes civiles lors de ces bombardements. Mais aucune guerre n’est propre. Peut-on reprocher à un gouvernement d’utiliser la force face au terrorisme ? Lorsque les médias nous parlent des rebelles, il parle en réalité des groupes terroristes encore en place dans les différents quartiers. Nous sommes dans une inversion de la réalité complète.

Pour conclure

Le conflit Syrien n’est certainement pas un conflit opposant un dictateur à son peuple à l’heure actuelle. Mais un gouvernement faisant face à l’importation de groupe terroriste visant à détruire le modèle politique et le pays. Ce conflit a été hautement médiatisé, trop simplement résumé, avec un seul prisme de lecture. Cette guerre est une guerre d’image dans les pays occidentaux.

Selon moi, le but des pays du golfe est d’empêcher l’Iran l’Irak et la Syrie de devenir un bloc de puissance politique et économique qui pourraient devenir influant dans la région. Pour les Occidentaux, l’intérêt est de privilégier leurs partenaires Qataris et Saoudiens pour l’acheminement du gaz Qatar sur le sol Européen en passant par la Turquie pour faire concurrence au gaz Russe.

Il y a aussi l’attribution des projets de reconstruction du pays qui représente des contrats de plusieurs milliards. Pour décrocher ces contrats, il est indispensable de faire tomber Bachar el assad qui actuellement privilégiera ses alliées Iranien et Russe au détriment des Occidentaux.

En résumé c’est actuellement un échec pour l'objectif des occidentaux qui s’éfforce par le biai des médias et de frappes punitives de garder la face. Il serait peut être plus malin au moins pour nous Français de changer le regard que nous portons sur la politique extérieure et chercher a mener une politique indépendante et intelligente à défaut de suivre celle des Etats-Unis et du Royaume-Unis ...

Je n’ai pas parlé de l’influence d’Israël dans ce conflit car cela aurait été trop long. Cependant il faut aussi comprendre que la Syrie, tout comme l’Iran s’oppose à la politique expansionniste d’Israël. Ces deux pays défendent la cause Palestinienne.

J’espère que cet article vous fera porter un regard différent sur ce tragique conflit Syrien. Je tiens à préciser que je ne défends pas particulièrement Bachar El-Assad. Je défend la liberté du peuple Syrien. Etant donné que je suis né dans un pays “démocratique” dans un pays qui a porté les droits de l’homme je crois profondément en l’autodétermination des peuples, en la souveraineté des pays, au droit international. Je pense que c’est au peuple Syrien de décider de son sort et non pas à des pays se regroupant de façon privé pour faire valoir leurs intérêts personnels. Ceci dit je ne suis pas naïf, j’ai bien conscience qu’aujourd’hui les enjeux énergétiques et les guerres économiques sont au dessus de tout ordres établit.

Il est fort possible que j’ai oublié certains point tant le sujet est vaste. Donc n’hésitez pas à venir compléter si vous estimez qu’il y a des points importants que j’ai passés à la trappe.

J’ai une pensée particulière pour le peuple Syrien que je soutiens. Je suis navré de voir que notre politique étrangère à fait fuir des millions de personnes, en a tué des centaines de milliers d'autres. Navré de voir un pays ravagé par une guerre qui aurait certainement pu être évitée.
Merci de m’avoir lu

Sort:  

Une bonne synthèse géopolitique sur un conflit qui fait l'actualité plus que jamais. Upvoté à 100% !

Très bon article ! Merci à toi...

Merci beaucoup !

Article de qualité impressionnante !
Bravo et merci !

Merci à toi pour ce commentaire motivant ! :-D

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