Et pendant ce temps au Brésil...

in #brazil2 years ago

Dans cet article source du Guardian, je découvre le dernier état des lieux au brésil.

Jair Bolsonaro launches assault on Amazon rainforest protections.
Executive order transfers regulation and creation of indigenous reserves to agriculture ministry controlled by agribusiness lobby.

Je ne sais pas vous, mais je ne suis jamais allé au Brésil. Alors, lorsque je demande à mon cerveau si ce pays entre dans le champ de ma conscience, il me répond "rationnellement, oui, c'est bien sûr la même planète que toi". par contre, je n'ai jamais fais l'expérience de cette zone du globe physiquement, alors au fond, je sais que ça reste pour moi, "une fiction".

Un film sur la colonisation et la déforestation.

Dans ce film, il y a un dictateur, élu par son peuple qui donne la main au business agricole pour gérer la forêt amazonienne. Dans ce film, il y a le leader indigène qui dit " “We will go through another colonisation process, this is what they want.”

Alors, je me rappelle pleins d'autres films que j'ai vu, et le scénario semble bien cohérent : un gouvernement totalitaire qui donne les clés aux monopoles économiques pour qu'ils fassent encore plus d'argent et de croissance. C'est une belle base de départ à une dystopie non ? En plus, c'est parfaitement au moment ou la déforestation à repris un bon rythme et tout ça encore dans un seul intérêt économique.

Ouf, je respire.

Comme à chaque fois que je regarde un bon film, scénario dystopique à l'affiche, ça me met mal. Et puis, je respire et me rappelle que ce n'est q'une film ! Et puis je respire encore, et je pense aux arbres, ces même être vivants qui me donnent l'oxygène dont j'ai besoin pour bien décompresser, ici, tranquillement dans le confort de mon appartement à Lyon.

Alors, jour après jour, ça colle de plus en plus dans mon cerveau. Je respire, je pense aux arbres. Je respire encore, je pense à la forêt amazonienne, l'une des dernières forêts primaires de la planète, le "poumon" comme ils disent. Je respire et je commence à sentir le Brésil comme réel. Je respire et je commence à conscientiser cette dystopie comme une histoire réelle, quelque chose qui se déroule en ce moment même à seulement 13h d'avion de chez moi. Je respire et petit à petit j'étouffe, avant d'étouffer vraiment...

je suis Designer. Ma posture dans ce monde est de "régler des problèmes". 2019 nous demande à tous de régler des problèmes, mais alors, il faut bien choisir ses problèmes, en toute conscience de notre charge de problèmes, globalement. A quoi bon aider une entreprise ici à gérer sans transition dans un monde où nous ne pourrons même plus respirer naturellement. A quoi bon faire un pas en avant ici si là-bas c'est faire 5 pas en arrière...

Alors voilà mon appel pour cette nouvelle année : j'écrivais "2019, année de notre utopie", et je reste sur cette histoire. On se raconte les histoires qu'on veut et surtout, on écrit les histoires qu'on veut. Sauf si on préfère laisser les autres écrire à notre place et nous simplement spectateurs.
En 2019, notre histoire s'écrit à échelle globale de toute notre planète. Tout est lié. Si je suis Designer français, je suis surtout Designer terrien. Et vous aussi. Mon appel alors est celui de nous rassembler, de réfléchir ensemble à comment résoudre nos problèmes communs, ceux de toute une planète de frères et soeurs, de toute une famille d'animaux et de végétaux.

Ce n'est pas utopique, mais cela demande du temps et de l'attention. Cela demande de la vision : celle de respirer et de vouloir continuer à le faire longtemps, avec nos enfants. Si Jair Bolsonaro n'est pas capable de sentir plus loin que le bout de son nez, si les monopoles économiques ne voient pas les impacts à plus de 6 mois, alors il est clairement temps en 2019 de prendre la plume et d'écrire à leur place. Ils n'ont ni les qualités de scénaristes, ni les qualités humaines pour nous imposer leur monde.

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